A Grenoble, le Magasin reprend du service après plus d’un an de fermeture

La Boutique de Grenoble – Centre National d’Art Contemporain (CNAC) est-elle une ligne disproportionnée, dépassée, voire un peu maudite ? C’est ce qu’a pensé l’ancienne directrice Béatrice José, qui y a vécu cinq ans de mésententes, de crises, de baisses de budget et d’un immeuble en mauvais état (fuites, refoulements, pannes de chauffage). Céline Cope, qui a pris la relève en début d’année, rouvre le lieu fermé depuis un an et demi, avec autant d’effervescence que d’aplomb. En termes d’engagements, c’était un défi, selon de nombreux observateurs.

Installation de Hannah Quinlan et Rosie Hastings à la salle des ateliers Eiffel pour l'exposition

L’édifice, un hôtel particulier atelier Eiffel de 3 000 m² racheté et ramené par un entrepreneur de l’Exposition universelle de 1900, impressionne par sa lucarne qui, par beau temps, donne au lieu un air dense. Céline Cope, venue du Triangle de Marseille, la résidence d’artistes Frisch la Belle-de-May qu’elle a réussi à élever au rang de centre d’art contemporain d’intérêt national, a hérité de la réputation du lieu animé autant que du traumatisme. Outre le dernier fiasco, un directeur accusé de détournement de fonds, un directeur accusé de turpitude morale a été licencié après une grève du personnel…

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Le magasin, ouvert en 1986 dans le cadre des grands travaux de la présidence Mitterrand, était l’un des symboles de la politique de décentralisation de l’époque. Il ne possède pas de collection, mais il avait la particularité d’accueillir, en plus de ses expositions et animations, une formation scolaire de commissaire d’exposition, dont la dernière session a été annulée juste avant la pandémie de Covid-19. 19, fourni. manque de financement de la région. “Je suis arrivé avec un double défi. de rouvrir au plus vite, car je ne pouvais pas penser abstraitement au lieu fermé, et de faire revenir les artistes pour recréer des situations d’échange avec le public. J’ai donc ramené l’équipe qui était encore sous contrat et réuni une équipe pluridisciplinaire d’une dizaine d’artistes et de professionnels pour m’aider à réfléchir à cette réouverture.explique Céline Kopp.

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Centre des arts à réinventer

Des aménagements ont été apportés pour prendre en charge le retour du public. Les pratiques et applications artistiques ont beaucoup évolué depuis 1986. “Aujourd’hui, je pense que quand on vient dans un centre d’art, on a envie de voir une exposition, mais aussi d’en discuter, de boire un café, de venir en famille, entre amis, de faire un atelier. En bref, que ce soit un lieu d’expérience et d’engagement joyeux.”– souligne le directeur local. Après des travaux de rénovation et de mise aux normes, plusieurs surfaces vitrées donnant sur la rue intérieure, sous une verrière de plus de 1 000 mètres carrés, ont été requalifiées ; l’accueil avec la réouverture de la librairie, du café, de la galerie des enfants avec mobilier modulable et d’une salle de pratique artistique et de discussion.

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