Chez Amazon, une robotisation plus rapide qu’attendu

Un grand bras en métal jaune atteint un casier en plastique rempli d’objets et en sort une bouteille de jus de fruit. A l’aide de sept petits membres capables de sucer, il le soulève puis le déplace à sa droite vers l’un des quatre compartiments placés devant lui. Il y dépose l’objet. Puis il reprend l’opération avec un paquet de croquettes pour chats… A gauche, sur un écran, on découvre l’un des secrets de ce robot : grâce à plusieurs caméras et capteurs, ainsi qu’à des logiciels d’intelligence artificielle, ” voit. » le contenu du casier, identifie le contour et la nature des objets.

“Quand il les place, il les place même loin les uns des autres de manière à minimiser l’espace perdu”, avec enthousiasme Jason Messinger, responsable technique de la branche robotique d’Amazon, qui, jeudi 10 novembre, a présenté ce nouveau robot baptisé “Sparrow”, dans son centre d’innovation de Boston, dans le Massachusetts. “Ce robot réussit des tâches d’une complexité infiniment plus grande que n’importe lequel de ses prédécesseurs : il peut déjà gérer 65% des cent millions d’articles proposés à la vente sur Amazon”, insiste M. Messinger.

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La version précédente, Robin, ne savait s’intégrer que dans les quinze emballages en carton utilisés par le leader mondial de la vente en ligne. Déployés depuis dix-huit mois, 1 000 “Robins” acheminent déjà des colis dans les entrepôts d’Amazon. Une version plus élaborée, baptisée “Cardinal”, sera déployée à partir de fin 2022. Sparrow, actuellement en test au Texas, devrait arriver en magasin en 2024. Le rythme de cette robotisation peut sembler lent. Mais cela dépasse déjà les prophéties de Jeff Bezos : en 2019, le fondateur d’Amazon prédisait que le très difficile défi de ramasser des objets avec un bras robotique serait surmonté. “d’ici dix ans”.

“Le premier constructeur de robots industriels”

Le dévoilement de Sparrow jeudi faisait partie d’une démonstration de l’ampleur des ambitions robotiques d’Amazon. C’est à Boston, dans le nord-est des États-Unis – et non au siège de Seattle, sur la côte ouest – que sa filiale Amazon Robotics est basée. Les robots sont conçus et produits sur place dans le tout nouveau centre de Westborough à l’ouest de la ville et dans une autre usine à North Reading au nord. Ce dernier était le siège de Kiva, le fabricant qu’Amazon a racheté en 2012 pour amorcer son entrée dans le domaine.

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Amazon est déjà connu pour déployer dans ses entrepôts le robot principal de sa filiale : Hercules, un petit carré à roulettes capable de passer sous des étagères de marchandises pour les déplacer dans le magasin. L’entreprise affirme avoir déjà 520 000 robots actifs sur ses sites, dont ceux en France à Brétigny-sur-Orge (Essonne) et Metz. Sur les 3 milliards de colis envoyés par la plateforme chaque année, 75% auraient été gérés à l’aide d’une de ces machines. L’entreprise se considère également comme “le premier fabricant de robots industriels”, capable de produire jusqu’à 300 000 exemplaires par an.

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