« Climadiag ». Météo-France lance une plateforme pour connaître la météo de 2050 dans sa ville

Le réchauffement climatique est et sera la cause de troubles majeurs à travers la France pour les décennies à venir. Agriculture, santé, tourisme, catastrophes naturelles… les risques auxquels sont confrontées les communes françaises ne sont pas les mêmes. Ainsi, Météo-France a récemment lancé le Commune Clidiag pour savoir à quoi les villes devront s’adapter au changement climatique en 2050.

Rendre les choix adaptatifs accessibles à tous les élus locaux

Le problème n’est pas seulement de savoir de combien la température moyenne de la ville augmentera d’ici le milieu de ce siècle. “Le changement climatique au cours des deux prochaines décennies dépendra des émissions qui se sont déjà produites. Ces évolutions sont inévitables et nous devons nous y adapter », explique Patrick Josse, chef des services météorologique et météorologique de Météo-France.

« Dans la plupart des cas, ces mesures d’adaptation doivent se faire au niveau local : communes, communes, départements », note Patrick Hosse. “Que ce soit une région côtière ou une ville de montagne, les impacts ne seront pas les mêmes, les activités impactées seront différentes. Nous voulons donc tendre la main à tous les élus locaux car chacun aura des options pour s’adapter”, a-t-il poursuivi.

Anticiper les risques naturels et sanitaires

Pour permettre aux élus de se familiariser avec les conditions climatiques à l’horizon 2050, Clidiag s’appuie sur une projection de référence et est conçu comme un moteur de recherche, où l’on peut taper le nom de sa ville.

Cet outil ciblé permet d’explorer toutes les projections de changement climatique de la ville jusqu’en 2050. Réchauffement climatique, risques naturels, santé, agriculture et tourisme.

Climadiag permet aux communes de savoir combien de journées chaudes ou de nuits chaudes elles connaîtront en 2050. Un enjeu de santé publique important, notamment dans les villes qui feront face à des dizaines de vagues de chaleur, seront les plus échauffées. personnes vulnérables à risque.

L’outil développé par Météo-France permet de modéliser la quantité de précipitations extrêmes ou le nombre de jours à risque de feu de végétation dans la ville en 2050, prévenant ainsi les catastrophes naturelles et préparant les hommes et le matériel. réchauffement climatique comme les incendies de forêt et les inondations.

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Comment gérer l’agriculture et le tourisme

“Aucune industrie, aucune industrie, aucune industrie ne peut se dire qu’elle a le temps de voir ce qui se passe avant de s’adapter”, a souligné Patrick Hosse. L’été que nous venons de passer l’a montré. »

Par exemple, l’agriculture sera l’une des activités les plus affectées par le changement climatique dans les années à venir. Dès lors, la municipalité de Klimadia propose de voir d’ici 2050 une série de journées sans pluie, ou de journées chaudes nuisibles aux cultures. Mais combien de jours la ville sera-t-elle confrontée à la sécheresse ? Il s’agit ici de permettre aux décideurs locaux ou aux habitants d’adapter les pratiques agricoles, l’occupation des sols, la gestion de l’eau ou les graines plantées pour lutter contre de tels phénomènes.

Le tourisme ne sera pas en reste, notamment dans les villes côtières et de montagne. A Klidiag, il est possible de voir de combien de centimètres le niveau de la mer va monter en trente ans. Par exemple, dans le scénario le plus pessimiste, l’eau augmentera en moyenne de 29 cm à Marseille et de 21 cm à Bayonne. Ces informations peuvent intéresser les élus locaux pour ajuster leurs activités touristiques à ce paramètre.

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Les villes de montagne, en particulier les stations de sports d’hiver, peuvent également voir une projection au milieu du siècle d’un manteau neigeux réduit à basse et haute altitude. Un élément clé de la transformation économique de certaines stations de montagne.

2,3 milliards d’euros : Selon une étude du think tank Institute for Climate Economics (I4CE) publiée en juin dernier, c’est l’argent supplémentaire que la France devrait allouer annuellement à l’ensemble des mesures d’adaptation au changement climatique.

“Les options adaptatives sont susceptibles de changer les contraintes et les habitudes, donc l’équation face aux élus est difficile”, reconnaît Patrick Hosse. “Cependant, en raison de l’urgence de l’adaptation au climat, nous souhaitons faciliter au maximum l’avancement de ce sujet difficile. Météo-France envisage déjà une version V2 de Clidiag, qui pourra intégrer de nouveaux indicateurs en fonction des retours d’expérience et des besoins des élus.

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