Dix-huit ans de réclusion pour l’ex-djihadiste toulousain Jonathan Geffroy

Djihadiste repenti ou « opportuniste » ? Un tribunal d’exception de Paris a jugé lundi que l’ancien combattant de l’Etat islamique (EI) Jonathan Geoffroy avait été condamné à 18 ans de prison, dont les deux tiers avec sursis pour l’organisation terroriste (AMT).

Sa femme a été condamnée à cinq ans de prison

Le tribunal, présidé par Christophe Petitot, a entendu la lettre à la demande du parquet national antiterroriste (PNAT), qui mettait en cause le repentir du toulousain converti de 40 ans qui avait rejoint la Syrie en février 2015. sa femme, également jugée à ses côtés pour l’AMT, et leur fils, alors âgé de deux mois.

Cependant, le tribunal a condamné l’épouse marocaine de Jonathan Geffroy, Latifah Chadli, 40 ans, à cinq ans de prison, dont trois avec sursis.

Le parquet a requis à son encontre sept ans de prison dont les deux tiers avec sursis. Latifah Chadli, libérée après deux ans de détention provisoire, n’ira plus en prison. Les deux sœurs de Latifah Chadli, présentes à l’audience, ont accueilli le verdict avec des larmes de joie. Jonathan Geffroy et Latifa Chadli ont tous deux été condamnés à 30 ans de prison.

Lire Aussi :  Prime covoiturage, gratuité des préservatifs, Smic… Ce qui change au 1er janvier 2023

Le débiteur de la « coopérative » ?

La mère de Jonathan Geffroy, Denise P., a été condamnée à trois ans de mise à l’épreuve pour avoir tenté de financer une organisation terroriste après avoir envoyé plus de 18 000 euros à son fils alors qu’il se trouvait dans la région Irak-Syrie. Il a été condamné à dix ans de prison.

Jonathan Geffroy, qui était jugé pour avoir fait partie d’une organisation terroriste et emmené son fils mineur sur le champ de bataille, a déclaré qu’il coopérait avec les autorités françaises depuis novembre 2016. E.I.

“La vie de Pacha”

Mais les enquêteurs du Département de la sécurité intérieure (DGSI) qui ont témoigné à la barre ont minimisé l’importance des informations fournies aux autorités par le procureur général du PNAT Jonathan Geffroy, notamment le projet de l’organisation islamique d’envoyer des enfants soldats. Se suicider en Europe.

Lire Aussi :  Lettre, alerte donnée… Ce que l’on sait sur les trois corps retrouvés dans une maison près de Rennes

“Jonathan Geffroy est un opportuniste qui veut vivre la vie d’un pacha dans la région Irak-Syrie”, a déclaré l’avocat général dans la pétition. S’il décide de quitter l’État islamique, a-t-il dit, “c’est parce que la situation dans la région est devenue si grave”.

Lors d’un interrogatoire vendredi, l’ex-djihadiste, incarcéré depuis septembre 2017, a décrit avec candeur son parcours au sein de l’EI. “Quand je viens en Syrie, je suis fier d’y être”, a-t-il admis.

Rarement franc

“Je les ai mis debout parce que l’État islamique a conquis tellement de territoire. Cette dimension de force m’a nourri. J’étais sous leur contrôle à ce moment-là. Je suis fier. Fier de posséder une arme. Je me sens bien et je rencontre des personnes partageant les mêmes idées du monde entier. Je suis dans une utopie complète », a-t-il avoué.

Lire Aussi :  Charlotte Caubel appelle à "une prise de conscience de tout le monde" sur le harcèlement

“Parce que je les ai rejoints, j’ai une responsabilité. “On n’est pas dans un Etat islamique sans aimer certains de ses traits, dit-il avec une rare candeur. Avant le 14 juillet 2016 (le jour des attentats de Nice, ndlr), je n’ai pas vu la vérité en face”. “, a-t-il ajouté. L’attaque a été “rapide”, a-t-il expliqué au tribunal. À ce moment-là, “j’ai réalisé qui ils étaient”.

Il continue de s’entretenir avec les enquêteurs après avoir fui la Syrie en février 2017, avoir été capturé par l’Armée syrienne libre (ASL) et s’être rendu aux autorités françaises en septembre de la même année. Mais sans conviction. “J’ai toujours coopéré avec les services de renseignement et les juges d’instruction (…). “Je ne peux pas faire plus que ce que j’ai fait”, a-t-il déclaré.

Source

Leave a Reply

Your email address will not be published.

Articles Liés

Back to top button