Faire visiter son entreprise : l’Aude est à la traîne

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Acheter un cassoulet en boutique et visiter les cuisines de la maison Escudier à Castelnaudary, visiter l’oliveraie et les moulins de l’Oulibo, découvrir la fabrication du papier au moulin de Brousses… oui, mais alors ? C’est le grand vide sous les pieds du touriste et du consommateur qui est pourtant demandeur de ce type de visite basée sur la connaissance.

Trois témoins pour séduire le monde économique audois : Gérard Sémat, de la maison Escudier à Castelnaudary, André Durand, de la papeterie de Brousses-et-Villaret, et Jean-Marie Thibaut, de la coopérative du cru des olives de Bize-Minervois. Il n’en fallait pas plus pour convaincre les acteurs économiques du département, citoyens de la CCI, de développer un tourisme de “savoir-faire” dont il semble que la clientèle estivale et les “ailes saisonnières” soient de plus en plus friandes. Ces trois précurseurs ont forcément su convaincre avec leur langage « made in aqui ».

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Chiffres et arguments

Mais à l’heure où les mathématiques reviennent dans le secondaire général, nous avons aussi besoin de chiffres, de données concrètes. Pauline Aubeleau, responsable du développement du tourisme des savoirs à Entreprise et Découverte et Maël Cambefort, chargé de projet tourisme des jeunes et tourisme des savoir-faire au Comité Régional du Tourisme et de l’Animation d’Occitanie en ont fourni nombre. , avant la démonstration des acteurs “sur le terrain”.

« Le partage du savoir tourisme pour les entreprises est une autre relation avec le consommateur : communication privilégiée, in situ ; c’est convaincant avec une démonstration, ça donne confiance, ça crée un lien fort et durable, ça fait connaître l’entreprise, ça fait connaître le client visiteur ambassadeur ; vente directe dans le magasin de l’entreprise, ou vente différée ; un outil de gestion efficace qui valorise les salariés et un moyen de promouvoir les métiers en tension et d’avenir, de manière notamment auprès des jeunes publics, en partageant et en transmettant le savoir-faire d’entreprises emblématiques de la région, favorisant les vocations et les recrutements”ils ont expliqué, pour résumer.

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Achats deux fois plus élevés avec une visite que sans

Et puis les principaux personnages ? Seules 18 entreprises ouvrent leurs portes dans le département de l’Aude. La plupart d’entre eux travaillent dans le domaine de l’agroalimentaire et de la viticulture (66 %), 17 % dans l’artisanat d’art et 5 % dans la mode et le textile. Une toute petite armée qui peut devenir une légion, à condition d’être mobilisée. 80% des établissements touristiques entendent promouvoir cette forme de tourisme, et 70% ont déjà identifié dans leurs propositions les offres de visites dans ce secteur “dévalorisé”. Plus intéressant encore, 88% des visiteurs effectuent un achat en magasin à la fin de la visite. Bénéfices économiques directs donc, pour le savoir, dont la vocation n’est pas forcément le tourisme.

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Plan d’action en 2023

Bref, selon l’association Entreprise et Découverte, il y a un filon à exploiter, qui rapporte à la destination en général et à l’entrepreneur en particulier. Un calendrier est établi. Début 2023, un plan d’action sera proposé au niveau régional et départemental. Parallèlement, un « club du tourisme » sera créé. Mieux encore, il s’agit d’éditer des Guides du Routard dédiés à ces niches ou pépites d’intérêt touristique, proposant aux touristes des alternatives au schéma classique plages, soleil, glaces et luna-parks.

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