Grève : attention, les laboratoires d’analyses médicales ferment pendant trois jours à partir de lundi

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À partir du lundi 14 novembre et pendant trois jours, de nombreux laboratoires de biologie médicale seront fermés en raison d’une grève de masse. Des biologistes protestent contre un projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui leur demanderait de faire des économies. Selon lui, plus de 400 laboratoires locaux pourraient disparaître en Occitanie.

Il avait alors été annoncé que le mouvement de grève des laboratoires d’analyses privés devrait avoir un fort impact sur les patients à partir de ce lundi 14 novembre. Pendant trois jours, ils trouveront porte close dans les laboratoires de biologie médicale où ils se rendront pour leurs analyses. Les tests sanguins, les dépistages de virus ou de bactéries devront attendre jusqu’au jeudi matin 17 novembre. En cas d’urgence, les patients seront invités à se rendre aux urgences de l’établissement de santé le plus proche. Les évaluations de chimiothérapie à domicile par des infirmières privées continueront d’être fournies ainsi que la dialyse.

250 millions d’économies en 2023

Fureur des biologistes libéraux contre le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) débattu au Parlement Le PLFSS 2023 prévoit notamment que les laboratoires économisent 250 millions d’euros en 2023 en réduisant leurs coûts. Que sont les laboratoires prêts à faire ? Mais une augmentation du PLFSS propose de maintenir cette contribution pour les années suivantes, jusqu’en 2026, soit une économie de plus d’un milliard d’euros sur quatre ans. En guise de protestation, depuis le 27 octobre, les biologistes ont cessé de transmettre les données sur les dépistages CoVID-19 (les patients reçoivent leurs résultats, mais la plateforme nationale de surveillance de l’épidémie est désormais privée). Les tests ne sont pas fournis par les laboratoires). Lundi, en fermant leurs laboratoires pendant trois jours, ils lancent un mouvement plus dur et plus percutant pour la population.

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“Nous revenons aux affaires de 2009.”

“La profession, généralement saine d’esprit, est vraiment en colère”, résume Richard Fabre, président de l’URPS Biologistes Occitanie, qui est associée au mouvement regroupant les syndicats et associations de biologistes médicaux. “On va donner 250 millions pour 2023, c’est normal, on a vécu une situation extraordinaire avec l’épidémie de CoVID-19. Mais il s’agit de couper 7,5% de notre chiffre d’affaires pour les années à venir. Ce n’est pas produit. Ce n’est pas covid Cela financera les bios pour les cinq prochaines années Si les baisses de prix prévues dans le PLFSS se poursuivent, notre activité retrouvera son niveau de 2009. Nous sommes un idéal nous avons économisé 5 milliards d’euros en 2013. De 66 € par assuré et par an en 2013, le coût de la biologie médicale est tombé à 57 €, c’est fait, poursuivent les biologistes.

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“Le regroupement a une limite : 400 labos indigènes pourraient manquer en Occitanie”.

Mais un représentant des biologistes d’Occitanie a prévenu : « Nous avons pu absorber cette réduction en structurant nos plateformes technologiques, cela n’affectera pas la couverture de la zone. Aujourd’hui, il n’y a pas de désert clinique de laboratoires. Non, mais nous ne pouvons pas. aller plus loin Réduire les coûts sans toucher aux laboratoires de proximité On estime que ce projet de loi pourrait supprimer 20 % des laboratoires de proximité, soit entre 400 et 500 en région Occitanie Une limitation du regroupement en grandes plateformes technologiques : plus la distance entre plus le laboratoire de prélèvement et plus la plate-forme technologique est grande, plus le coût est élevé et plus la réponse clinique est longue. Nous avons proposé des contre-mesures à l’assurance maladie. , compte tenu des réalités économiques du secteur, chacun devrait reprendre ses esprits”, a plaidé Richard Fabré.

La sortie de crise avec la proposition du Sénat ?

Vendredi 11 novembre, l’Alliance de biologie médicale (ABM) s’est félicitée d’un soutien fort du Sénat, qui examinait le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 (PLFSS), le Sénat votant un amendement. direction. Laboratoires d’analyse sollicités. Dans cette proposition, les biologistes reverseront 250 millions d’euros comme prévu dans le cadre de la contribution extraordinaire PLFSS 2023 sur le covid. En revanche, pour les années 2024 à 2026, le Sénat a invité les protagonistes à revenir pour négocier un protocole sur les tarifs, comme cela se fait depuis 2013.

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Dans un communiqué, le porte-parole d’ABM, Alain Le Meur, a déclaré : « J’appelle le gouvernement à saisir cette opportunité. En conservant la solution du Sénat dans le texte final, nous pouvons l’emporter en tout cas. dispersés : nous voulons toujours trouver un terrain d’entente autour de la contribution extraordinaire de 250 millions d’euros en 2023. Notre prochain protocole”.

Le mouvement de grève des 14, 15 et 16 novembre reste intact. Un vote de fond sur l’ensemble du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) (adopté à l’Assemblée nationale en invoquant l’article 49.3) aura lieu le mardi 15 novembre.

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