Investissement Québec International d’un «superministre» à l’autre

Comment ça se passe quand on travaille pour le super ministre ? Le président d’Investissement Québec (IQ) International, Hubert Bolduc, ne s’en plaint pas. L’ancien attaché de presse de Bernard Landry voit des similitudes entre son ancien patron et le ministre Pierre Fitzgibbon. Surtout, il nourrit les mêmes espoirs quant à sa capacité à transformer l’économie de la province à long terme.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, est à la COP27 à Charm el-Cheikh, en Égypte, avec une mission : attirer les investisseurs internationaux de l’économie verte au Québec. Le « superministre » du gouvernement Legault a des ambitions pour le secteur que Bernard Landry, dont nous avons créé la filière québécoise du jeu vidéo, ne renierait pas.

Hubert Bolduc est bien placé pour faire la comparaison : il était l’attaché de presse de Bernard Landry lorsqu’il tirait les ficelles économiques du Québec. L’organisation qu’il dirige ces jours-ci a largement profité d’une réforme majeure introduite par Pierre Fitzgibbon à l’été 2019 pour traiter de manière plus proactive les investissements internationaux et les exportations québécoises.

Hubert Bolduc voit des parallèles entre les deux périodes. « Vingt ans plus tard, nous allons répéter le même exercice que le multimédia pour bâtir une industrie de l’énergie verte et des transports propres au Québec. L’électrification des transports sera le prochain grand axe de croissance pour le Québec.

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Bernard Landry était un super ministre bien avant Perry Fitzgibbon. Vice-Premier ministre, ministre d’État à l’Économie et aux Finances, ministre du Revenu, de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie sous Lucien Bouchard à partir de 1996, il a profité de cette latitude pour encourager, au tournant du millénaire, les premiers éditeurs de jeux vidéo. devrait s’installer définitivement dans la province. Le Québec est aujourd’hui le troisième plus grand centre d’activité de jeux vidéo au monde.

“M. Landry a placé le Québec dans un domaine où il n’existait pas”, rappelle le président d’IQ International. “Compte tenu de la relation étroite avec les jeux vidéo, toute l’industrie des effets visuels en est issue. Aujourd’hui, nous pouvons voir la même chose avec l’intelligence artificielle, la cybersécurité et peut-être l’informatique quantique, qui est une partie très excitante de l’économie numérique.” navires de communication.

De Charm el-Cheikh à Bekankor

Sous l’impulsion des premiers ministres François Legault et Pierre Fitzgibbon, Investissement Québec s’est impliquée plus activement dans le développement des entreprises de la province au cours des quatre dernières années. Sa filiale, IQ International, a pour mandat d’aider les entreprises locales à mieux exporter ou à développer davantage de relations avec des partenaires d’affaires situés à l’extérieur du pays.

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IQ International a vu son équipe passer de 500 à 1200. L’organisme a également hérité, trois ans plus tôt, d’une partie des opérations du Centre de recherche industrielle du Québec. Hubert Bolduc observe qu’au sein d’IQ, son rôle est plus d’accompagnement que de financement. « Nous sommes un guichet unique, une boîte à outils pour aider les entreprises de plusieurs façons. Nous pouvons les aider à la fois à augmenter leur productivité et à réduire leur impact environnemental », dit-il.

Cette affirmation devrait résonner fortement auprès des gens d’affaires québécois, qui devront composer avec des pénuries de main-d’œuvre et des cibles climatiques au cours des prochaines années qui compliqueront davantage leurs activités. M. Bolduc croit aussi qu’une bonne partie de la solution réside dans une augmentation générale de la productivité, un facteur qui a historiquement pénalisé particulièrement les entreprises québécoises et canadiennes par rapport à leurs rivales américaines.

Pour appuyer la volonté du gouvernement actuel de rendre l’économie québécoise au moins aussi performante que celle de l’Ontario, IQ International mise donc sur le développement de secteurs à haute valeur ajoutée. « On ne peut pas être bon en tout, mais le Québec a ses propres secteurs innovants : dans le multimédia, l’aéronautique et même les sciences de la vie, il y a encore beaucoup de place pour la croissance », indique Hubert Bolduc.

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La priorité du président d’IQ International à Charm el-Cheikh cette semaine sera cependant de tendre la main aux représentants des secteurs de l’énergie et des technologies propres qui seront en Égypte pour discuter du climat. « Lors de la dernière COP, on s’est rendu compte du nombre d’entreprises qu’il y avait dans ces secteurs. On y retourne cette année avec une quarantaine d’entreprises québécoises et on espère ramener de bonnes nouvelles. »

Alors le dirigeant d’IQ International espère pouvoir revenir de la COP27 avec quelques accords d’investissement, idéalement ce qui se passe à Beaconcore. La municipalité du Centre-du-Québec est devenue le centre d’une stratégie provinciale d’électrification des transports, de développement du secteur minier et de création d’un pôle énergétique autour des batteries de prochaine génération.

Hubert Bolduc sait comment faciliter la vie de ses super ministres…

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