Le peintre italien Antonio Recalcati est mort

Antonio Recalcati à la galerie Di Meo, Paris, mars 2008.

Le 4 décembre, l’artiste italien Antonio Recalcati est décédé à Milan à l’âge de 84 ans des suites d’une longue maladie. Né en 1938 dans une famille ouvrière de Bresso, dans la banlieue de Milan, cet autodidacte entre dans le monde de l’art en 1959, exposant ses premières œuvres dans une galerie milanaise. Imponte, des traces de parties du corps ou de vêtements estampées d’une couche de peinture noire ou brune. Combien Anthropométrie Women in Blue d’Yves Klein (1928-1962), contemporain, cherche autant à séduire Importer By Recalcati, malgré la similitude du procédé, apparaît sous un expressionnisme troublant, tant ses marques sur la toile apparaissent souvent comme celles d’un blessé ou d’un mourant. « Vérisme halluciné » juge alors son ami, l’écrivain Dino Buzzati (1906-1972).

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Antonio Recalcati doit sa première renommée à cette technique radicale. En 1961, à l’invitation d’Alain Jouffroy (1928-2015) et de Jean-Jacques Lebel, il participe à l’exposition Anti-Procès 3, à la galerie Brera, toujours à Milan, qui dénonce la guerre d’Algérie et la torture. Il est alors l’un des signataires avec Lebel, Ero, Enrico Bagge, Roberto Crippa et Gianni Dova. Une grande peinture collective antifasciste (1960), dans lequel est affiché le texte du Manifeste 121, “Déclaration sur le droit de désobéissance dans la guerre d’Algérie”. Arrêté par la police italienne pour « outrage à la religion d’État » (sic) et caché pendant vingt-quatre ans à la Cestura (préfecture de police) de Milan, le tableau est, depuis sa réapparition en 1985, devenu un archétype du combat. travail dans la seconde moitié du XXe siècle et a continué à être exécuté presque partout en Europe.

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En 1963, après un séjour à Londres, Antonio Recalcati, dont les expositions se multiplient rapidement, est invité à la Biennale de Paris, vient y séjourner jusqu’en 1965. Dans son atelier Importer devenir Impronto del racconto – « Timbres d’histoire » – compositions quadrillées qui juxtaposent les timbres avec des morceaux de figuration picturale de plus en plus grands, des paysages et des fragments d’architecture, parfois peints ou entrecroisés.

Condamnation de l’impérialisme

Ces éléments suggèrent le début de l’histoire, que nous croyons tragique. Aussi Antonio Recalcati, plus tard, est souvent apparu du côté de la figuration narrative parisienne, bien qu’il n’ait pas participé aux expositions de ce groupe. Cependant, la question du récit en peinture devient pour lui cruciale. En 1964, il crée une collection de onze tableaux avec Gilles Ayo (1928-2005) et Eduardo Arroyo (1937-2018). Passion dans le désert D’après l’histoire de Balzac. L’année suivante, les trois mêmes ont récidivé pour une histoire en huit scènes, Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp qui imagine ces derniers battus, déshabillés au bas des escaliers, et emmenés dans la tombe par Warhol, Reiss et autres artistes pop, ainsi condamnés pour leur supposée indifférence politique. Les polémiques suivantes séparent Antonio Recalcati de plusieurs artistes parisiens avec lesquels il était auparavant proche.

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