L’Ocean Viking a quitté Toulon : les migrants dans une zone d’attente fermée

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Le navire humanitaire Ocean Viking a quitté le port militaire de Toulon le 11 novembre, où les migrants ont effectué vendredi un débarquement inédit en France, où les réfugiés ont été placés dans une “zone d’attente” fermée décriée par les défenseurs.

Après trois semaines d’errance en mer, 234 migrants secourus par l’ONG SOS Méditerranée ont été débarqués vendredi entre les côtes libyennes et italiennes, 230 ont été transférés vers le port militaire de Toulon et 4 vers la Corse, où ils étaient auparavant rapatriés. continentale.

Le Sea Viking a quitté Toulon vendredi soir et se trouve provisoirement dans le port de La Seine-sur-Mer (Var), ont indiqué le département et l’ONG à l’AFP. Il restera quelques semaines en France et effectuera une escale technique avant de rembarquer pour la Libye afin de poursuivre les opérations de sauvetage en Méditerranée centrale.

Tous ont demandé l’asile

Sur les 234 rescapés, 189, dont 24 femmes et 13 mineurs, se sont désormais transformés en “zone d’attente internationale” à la station balnéaire de la presqu’île de Giens, à vingt kilomètres de Toulon. Cette dernière vise précisément à éviter qu’ils soient considérés comme étant en France, et les empêche de repartir avant une première évaluation de leur demande d’asile.

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Jusqu’à présent, tout le monde a dit vouloir faire cette demande, a déclaré l’État. Ils doivent passer un contrôle de sécurité avant d’être auditionnés par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), qui se tiendra samedi.

Dans une déclaration commune de “plein respect des droits” de ces personnes, plusieurs organisations comme l’Association nationale d’assistance aux étrangers aux frontières (Anafe), la Ligue des droits de l’homme ou encore le Syndicat des avocats français ont condamné vendredi l’organisation. Cette « zone d’attente » et la « privation de liberté » qui en découle.

“Droits” et “Choix politiques”

La directrice de l’Anafe, Laure Palun, a déclaré samedi à l’AFP que le “choix politique” de la France n’est pas garanti aux migrants comme ils le seraient sur le sol national. “L’accueil n’est pas l’enfermement”, a-t-il déclaré.

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Les 44 mineurs non accompagnés à bord de l’Ocean Viking ont été pris en charge par des services sociaux et relocalisés depuis le centre-ville de Giens.

Les deux tiers seront déplacés

Au total, plus des deux tiers des 234 personnes, soit 175, quitteront la France et seront réinstallées dans onze pays, dont l’Allemagne, le Luxembourg, la Bulgarie, la Roumanie, la Croatie, la Lituanie, Malte et le Portugal, et environ 80 pays. , Irlande, Finlande et Norvège.

C’était la première fois qu’une ambulance au large de la Libye débarquait des rescapés en France, déclenchant une crise diplomatique avec l’Italie, qui refusait de les accueillir.

La fureur de l’extrême droite française ne s’est pas apaisée samedi. Marine Le Pen, représentante adjointe du Rassemblement national, a dénoncé “l’incitation” du gouvernement à attirer davantage de migrants, affirmant : “Il faut s’attaquer aux racines des passeurs, (…)”, s’est-elle défendue. Lors d’une visite dans un salon de fabrication française à Paris.

A l’opposé, des gauchistes comme Jean-Luc Mélenchon ont loué “l’acte d’humanité”.

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SOS Méditerranée mettra les voiles car “plus de 20 000 personnes sont mortes en Méditerranée depuis 2014” et “nous n’accepterons pas que cette mer devienne un cimetière”.

Tension entre la France et l’Italie

Repoussant les critiques de Paris, Rome a plaidé vendredi pour une “solution européenne”. Mais “en fait, il s’agit de mettre en œuvre les décisions déjà prises par l’Europe”, a souligné Virginie Guiradon, spécialiste des migrations au CNRS, rappelant que le mécanisme européen de “solidarité” a été approuvé en juin.

Il a ordonné à une douzaine d’États, dont la France, d’accueillir volontairement 8 000 migrants en provenance de pays dits “de première ligne” comme l’Italie, mais jusqu’à présent, seuls 117 ont été réinstallés, ce qui a provoqué la colère de Rome.

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Depuis le début de l’année, 1 891 migrants ont disparu en Méditerranée en tentant de rejoindre l’Europe, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

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