Région | Quand un vol Munich-Marseille est dérouté vers Nice, la galère commence

Dimanche, il est 16 heures. A Doha, Mbappé et sa bande affrontent la Pologne en 8e de finale de la Coupe du monde. De leur côté, les quelque 120 passagers embarquant le vol LH2264 de Munich à Marseille ne vivront pas la même soirée que les Bleus.

Dans l’épais brouillard bavarois, pas de retard. Les avions décollent les uns après les autres en direction de Séoul, Madrid, Denver ou Londres. Celui de Marseille, prévu pour se dérouler dans un avion de la Lufthansa, a finalement été délégué à la petite compagnie italienne Air Dolomiti.

“Ils ont trouvé des bus… Mais pas de chauffeurs !”

Le vol dure environ une heure et 40 minutes entre les deux aéroports. Au final, le vol ne s’est pas déroulé comme prévu en raison des conditions météo autour de Marseille Provence. Et pourtant, encore une fois, depuis Munich aucune annonce n’allait dans ce sens. De fortes pluies sont annoncées sur la ville de Marseille.

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Après une perturbation qui a duré plus d’un quart d’heure, qui a fait bâillonner de nombreux passagers, le commandant de bord a refusé de prendre le risque d’atterrir à Marignane. Trop dangereux, il choisit un détour par Nice. Une fois les roues posées sur le tarmac de Nice, les voyageurs aériens réguliers s’étonnent de subir autant de turbulences. Mais ce n’est rien comparé au traitement qui leur sera administré.

Après plus de 20 minutes d’attente sans aucune communication du personnel à bord, les quelque 120 passagers se posent dans le plus grand calme. “J’ai demandé à mon mari. Il est allé demander au comptoir de la Lufthansa à Marignane. Ils ne savent pas que nous sommes à Nice. Est-ce normal ?” essayer de discuter poliment d’un passager avec un agent de bord. Elle n’obtiendra qu’un “au revoir” aussi sec qu’une frappe d’Olivier Giroud à Doha.

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Ce qui suit. Les passagers déambulent dans le salon du terminal 1 de l’aéroport de Nice pour trouver un comptoir. Pas de la compagnie aérienne responsable du vol mais du partenaire Avia. “Lufthansa vous remboursera vos frais de retour à Marseille”, il assure celle-ci en notant les noms des passagers, sans vérifier les billets d’embarquement, sur une feuille volante.

“Non, aucun bon Lufthansa ne peut être attribué, répond la jeune femme vaincue lorsqu’un passager lui demande en gage d’engagement de la part de la compagnie de couvrir les frais des voyageurs. Il faut compter environ 500 euros en taxi. Pour les voitures de location, je ne peux pas t’aider, il faut aller voir”.

Et l’autobus ? “Oui, il y a des gens qui vont emmener des voyageurs à Marseilleelle dit. Enfin, nous appelons les entreprises pour les trouver”. Il est 20h35, plus de deux heures après l’heure d’atterrissage initiale et plus d’une cinquantaine de passagers attendent… “C’est incroyable là-bas, il y a des bus. MAIS pas de chauffeur.”

Pour d’autres, l’option d’un taxi ou d’une location de voiture à plusieurs a été privilégiée. “Ils nous rembourseront dans un an… enfin, on espère” Je quitte l’un d’eux après qu’il ait arpenté la salle pour trouver une société de location de voitures…

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